Quatre-vingt-dix minutes d'or et de feu, prolongations comprises. Le Paris Saint-Germain et Arsenal n'ont pas réussi à se départager. La finale s'est jouée aux tirs au but, dans un silence assourdissant.
Récit d'une finale où Paris a couru après le score, refusé la défaite, et basculé dans l'éternité d'une séance de tirs au but.
L'Allianz Arena attendait son verdict depuis le coup d'envoi. Arsenal a frappé tôt, profitant d'un déséquilibre dans l'entrejeu pour ouvrir le score d'une frappe enroulée que personne, pas même Donnarumma, n'a pu détourner. Le Parc des Princes, à 800 kilomètres de là, retenait son souffle.
La réponse parisienne est venue par Ousmane Dembélé, dans un mouvement collectif d'une pureté rare. Combinaison à trois, appel tranchant, intérieur du pied droit : 1 — 1. Le scénario du match était écrit, mais la conclusion restait à inventer.
Après une seconde période d'occasions franches et une prolongation usante, la finale a basculé dans le rituel le plus cruel du football. Cinq tireurs de chaque côté, un gardien décisif, et un trophée qui se dérobe à la dernière seconde.
Les moments qui ont façonné une finale de bout en bout indécise.
Arsenal donne le coup d'envoi sous une nuit étoilée. Pression haute, intensité maximale dès les premières secondes.
Une combinaison rapide sur l'aile droite trouve un angle ouvert. Frappe enroulée du droit, lucarne. Donnarumma reste sans réponse.
Vitinha décale Dembélé, croisé du gauche, repoussé d'une main ferme par Raya. Paris pousse mais reste imprécis.
Mouvement à trois passes, appel en profondeur, contrôle parfait, intérieur du droit. Le Parc explose, Munich s'incline. 1 — 1.
Face-à-face dans la surface, plongeon réflexe sur la ligne. Le score reste figé, la prolongation est inévitable.
Aucun camp ne cède. Les jambes lâchent, l'arbitre siffle. Direction la séance de tirs au but, la plus redoutée des conclusions.
Cinq tireurs, cinq verdicts. Une frappe sur la transversale et un arrêt de Raya scellent une fin amère. Arsenal s'impose 5 — 4.
Sur 120 minutes, Paris a dominé les zones, les ballons et les courses. Mais le verdict, lui, s'est joué à un centimètre près.
Sélection officielle : entrée des joueurs, but de Dembélé, séance de tirs au but.
Recueillies au Parc des Princes, dans les fan-zones de Munich et sur les réseaux officiels.
On a perdu sans perdre. Ce groupe a joué la finale qu'on méritait : courageuse, lucide, jamais résignée. Le ballon n'est pas tombé du bon côté, c'est tout.
Le geste de Dembélé restera. C'était pur, c'était libre, c'était Paris dans ce qu'il a de plus juste. On n'oublie pas une frappe pareille en finale.
Munich nous a accueillis comme une seconde maison. La marée rouge et bleue, la prolongation, le silence des tirs au but. On reviendra l'an prochain.
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